Etude qualitative des effets de l’intervention bénévole sur l’isolement et la perte d’autonomie des personnes âgées / Rapport transversal et monographies

V. Galdemar – L. Gilles avec la collaboration de A. Loones – M. Petit.Octobre 2013

RÉSUMÉ

L’enquête que souhaite réaliser le collectif « combattre la solitude des personnes âgées « a pour objectif d’appréhender qualitativement les effets du « lien social » sur la préservation de l’autonomie des personnes âgées, et le rôle spécifique des bénévoles du collectif sur ce plan. La question du « lien social « , parfois également assimilée à la notion de « capital social « , est souvent appréhendée sous l’angle de la participation à la vie sociale, associative, et citoyenne. Mais au-delà de l’identification et du dénombrement des différentes occasions de créer et de renforcer le « lien social « , il apparaît essentiel de s’intéresser à la qualité des contacts qui sont établis et entretenus avec l’extérieur par les personnes accompagnées. Les situations d’isolement conduisant à la perte d’autonomie sont en effet souvent liées à un sentiment de « ne pouvoir compter sur personne « ou de ne pas pouvoir se retourner en cas de besoin vers une personne « de confiance « .La méthodologie prévoit : des entretiens de cadrage auprès de membres du collectif « Combattre la solitude « ; une analyse qualitative de « trajectoires de vie « de personnes âgées au travers d’entretiens qualitatifs approfondis et répétés dans la durée; interrogation complémentaire de l’entourage des personnes âgées faisant l’objet d’une analyse de parcours. Un échantillon de 15 personnes âgées sera constitué, elles seront rencontrées à 3 reprises afin de pouvoir reconstituer de façon fine les « trajectoires de vie « .

L’approche Carpe Diem

«Un regard différent, une approche différente»

Extrait de «L’approche Carpe Diem», rédigé par Guy Bilodeau, octobre 2000

Par sa philosophie et son accompagnement unique, Carpe Diem  souhaite modifier le regard posé sur les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, lutter contre les préjugés entourant la maladie et, par conséquent, soutenir un changement positif dans les pratiques auprès des personnes en perte d’autonomie cognitive. Voici quelques-uns des principes qui sous-tendent l’approche Carpe Diem :

  • La personne est considérée avant sa maladie;
  • Les accompagnements ne sont pas orientés sur les déficits, mais sur les ressources et les capacités des gens;
  • Tous les comportements ont un sens et constituent un message qui nous est adressé; et que nous nous efforçons de comprendre;
  • C’est à nous, comme intervenants, de trouver les voies d’accès à l’univers de l’autre, et non pas à la personne d’arriver à comprendre notre réalité;
  • La structure et les services s’ajustent à la personne et à ses besoins, et non l’inverse, d’où la variété des réponses que nous apportons;
  • La médication n’est pas utilisée comme un moyen de contrôle des comportements et ne sert pas à remplacer des accompagnements humains ou à combler des lacunes organisationnelles;
  • Les étiquettes sont invalidantes : elles autorisent implicitement à transposer la totalité du problème ou du comportement sur la personne et son état. Dépassant ces étiquettes, nous nous questionnons sur notre rôle et notre part de responsabilité lors des comportements difficiles.